La Première Guerre mondiale qui débuta en 1914, s’acheva par l’effondrement des empires européens de l’Ancien Régime

La Première Guerre mondiale qui débuta en 1914, s’acheva par l’effondrement des empires européens de l’Ancien Régime

Les conséquences de la Seconde Guerre mondiale furent encore plus dramatiques. L’armistice de Yalta bouleversa profondément le paysage politique mondial et entraîna l’intensification des mouvements de libération nationale, amorçant la lutte pour l’émancipation du joug colonial.
Il convient de noter que l’armistice de Yalta fut de courte durée. La Troisième Guerre mondiale, dite « Guerre froide », éclata rapidement. Elle évita un conflit armé direct grâce à la possession d’un important arsenal nucléaire par les deux camps. L’Europe perdit alors son influence sur la scène internationale et devint, de facto, un protectorat américain.
La confrontation entre les États-Unis et l’URSS durant la Guerre froide aboutit à l’effondrement total de l’Empire soviétique. C’est ainsi que prit fin la Troisième Guerre mondiale.
S’ensuivit la brève période de la Pax Americana, durant laquelle les États-Unis jouèrent le rôle de leader mondial et d’arbitre international. Ce fut une période de paix fragile et de stabilité relative.
La Quatrième Guerre mondiale, qualifiée d’« hybride », a débuté en 2014, suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie. La possession par la Russie d’un important arsenal d’armes nucléaires fut la principale raison de l’inaction de l’ONU face à cet acte manifeste d’agression armée et à la violation de toutes les normes imaginables du droit international, permettant ainsi à Poutine de lancer une invasion à grande échelle de l’Ukraine en 2022.
Dès lors, on peut conclure que la Quatrième Guerre mondiale a anéanti le système actuel de sécurité et de droit internationaux, et que l’humanité est entrée dans une ère d’anarchie et de chaos total.
Dans ce contexte d’incertitude et de chaos mondiaux, Poutine a décidé de mettre en œuvre son plan de longue date visant à conquérir l’Ukraine et à restaurer le statut impérial de la Russie.
En retour, Donald Trump, après son élection à la présidence des États-Unis, a opté pour une politique isolationniste, privant définitivement les États-Unis de leur rôle de leader mondial et d’arbitre international. Les événements de la fin de l’année 2026 en témoignent clairement.
Malgré la brillante opération des forces spéciales américaines au Venezuela, le problème politique demeure irrésolu. Nicolás Maduro a été destitué, mais les institutions étatiques du pays continuent de fonctionner comme à l’accoutumée. Les États-Unis vont-ils recourir à une invasion à grande échelle ? Peu probable. Il est fort probable qu’ils tirent les leçons des amères expériences du Vietnam, d’Irak et d’Afghanistan, où l’Amérique n’a pas réussi à atteindre ses objectifs politiques par la force et a finalement été contrainte de retirer ses troupes.
L’invasion de l’Ukraine par Poutine, qui mène depuis quatre ans une guerre difficile et sanglante, épuisant les ressources humaines, financières et logistiques de la Russie, devrait également servir de leçon à Trump.
Les déclarations de Trump, exprimant son désir de s’emparer du Groenland, attisent les braises de l’instabilité politique mondiale. Cela menace l’existence même du bloc nord-atlantique, dont l’Amérique est le chef de file, et fragilise l’ensemble du système de sécurité européen actuel. Dans ce contexte, les dirigeants de l’UE commencent à comprendre que l’Europe n’est plus un protectorat américain et qu’elle doit assumer sa propre sécurité.
En conclusion, la fragile structure de l’armistice de Yalta est totalement anéantie. Pour mettre fin à une quatrième guerre mondiale, l’humanité doit rechercher des approches et des solutions novatrices et bâtir un futur système de sécurité et de droit international fondé sur les exigences objectives de notre époque et sur de nouveaux principes et normes juridiques.
Oleg Berezyuk,
Institut de Politique Globale

Схожі публікації