Sommet de l’OTAN à Ankara

Sommet de l’OTAN à Ankara. Renforcement de l’Alliance et de la défense de l’Ukraine

Le sommet de l’Alliance qui s’est tenu à Ankara les 7 et 8 juillet peut être considéré comme un événement clé pour l’OTAN en 2026. Il a confirmé l’unité indéfectible de l’Alliance et son engagement en faveur de la défense collective. Malgré certains défis, l’Alliance demeure forte et capable d’assurer sa propre sécurité. Elle est actuellement en pleine transformation afin de s’adapter aux exigences modernes. La direction de l’OTAN reconnaît aujourd’hui le rôle important de l’Ukraine dans le système de sécurité européen et euro-atlantique. C’est pourquoi l’Ukraine bénéficie d’une assistance pour renforcer sa défense.

Les États-Unis et l’Europe unissent leurs forces pour contrer conjointement la Russie et soutenir l’Ukraine dans le conflit russo-ukrainien. Cela permet de surmonter les divergences apparues lors du retour de Donald Trump à la présidence des États-Unis au début de l’année dernière. En d’autres termes, l’OTAN retrouve son unité et sa capacité à remplir pleinement ses fonctions pour garantir la sécurité euro-atlantique. Parallèlement, l’Alliance se transforme pour répondre à l’évolution de la situation militaire et politique mondiale. Les États-Unis sont de nouveau aux côtés de l’Ukraine, et l’Europe apporte à notre pays une aide d’une ampleur inédite. L’Ukraine, quant à elle, se renforce en tant que composante essentielle de l’architecture de sécurité européenne et euro-atlantique. C’est précisément ainsi que l’on peut interpréter les relations actuelles au sein de l’Alliance et son attitude envers l’Ukraine. Le sommet de l’OTAN des 7 et 8 juillet 2026 à Ankara, ainsi que plusieurs autres événements connexes réunissant des représentants de l’Alliance, en témoignent. Les conclusions de ce sommet sont déjà connues et font l’objet de discussions parmi les experts. Il est donc inutile de les rappeler. Elles nous permettent toutefois de résumer les évaluations et les conclusions concernant les perspectives de développement de l’OTAN et son interaction avec l’Ukraine. À cet égard, l’accent est mis principalement sur les actions de l’OTAN visant à renforcer la défense de l’Europe et sur le rôle et la place de l’Ukraine dans cet effort, tandis que la présence militaire américaine sur le théâtre européen est réduite. Ce fut le thème principal du sommet de l’OTAN à Ankara. Les experts ukrainiens ont largement ignoré ce sujet, se concentrant uniquement sur la manière dont l’OTAN aidera l’Ukraine.

Dans le cadre de la poursuite du conflit entre la Russie et l’Ukraine, l’approfondissement de la coopération de notre pays avec l’OTAN revêt une importance capitale. Certains en doutent, estimant que l’Alliance est incapable de faire face à la Russie. Ce point de vue découle des problèmes et contradictions croissants au sein de l’OTAN, ainsi que de certaines réponses inefficaces aux provocations russes.

L’Alliance atlantique rencontre effectivement certaines difficultés. Mais elle évolue, compte tenu de la situation actuelle, notamment grâce à la participation et au soutien de l’Ukraine. Le sommet susmentionné l’a confirmé. Ses déclarations d’ouverture et finales sont indicatives, mais de nature générale. Elles pourraient être complétées par des détails pertinents. Il convient de les examiner plus en détail. Cependant, commençons par les questions bien connues qui définissent les aspects fondamentaux des activités de l’OTAN. Ainsi, les participants au sommet de l’OTAN à Ankara ont clairement identifié la Russie comme la principale menace à long terme pour la sécurité et la stabilité euro-atlantiques. La raison invoquée : la politique étrangère agressive de la Russie et la possibilité d’une attaque contre l’Europe. Parallèlement, il a été reconnu que la guerre russo-ukrainienne avait détruit la paix en Europe et était même devenue le plus grand conflit armé depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette position a été soutenue par tous les membres de l’OTAN, y compris les États-Unis, qui avaient auparavant évité un langage aussi dur. En d’autres termes, l’Alliance est restée fermement unie sur la question de la riposte à la Russie, dont les espoirs placés dans le président américain Donald Trump et les tentatives de division de l’OTAN ont échoué.

Les alliés de l’OTAN ont réaffirmé leur engagement indéfectible en faveur de la défense collective, conformément à l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord. Ils ont également réaffirmé l’immuabilité des plans et principes visant à construire un nouveau système de sécurité européen et euro-atlantique. Comme chacun sait, ces plans proposent une redistribution des fonctions entre les États-Unis et l’Europe, sous la forme de l’UE et de la composante européenne de l’OTAN, en tenant compte des principales menaces pesant sur leur sécurité. Selon cette approche, les États-Unis devraient concentrer leurs efforts sur l’endiguement de la Chine à l’échelle mondiale et, plus particulièrement, dans la région Asie-Pacifique. L’Europe, avec le soutien américain, devrait contrer la Russie. Parallèlement, les États-Unis continueront d’assumer la responsabilité de la sécurité nucléaire stratégique de l’Europe, aux côtés du Royaume-Uni, de la France et des autres pays membres de l’Alliance dotés de l’arme nucléaire.

Ces plans sont déjà en cours de mise en œuvre. Des accords ont notamment été conclus pour renforcer le rôle de l’Europe au sein des structures de commandement de l’OTAN. Les États-Unis conserveront le commandement suprême des forces alliées en Europe, ainsi que les commandements des des armées de terre alliés, maritimes alliés et aériens alliés. Ils commandent les branches correspondantes des forces armées de l’OTAN sur le théâtre d’opérations européen.

Le Royaume-Uni assumera le Commandement allié Europe du Nord, tandis que l’Italie sera responsable du Commandement allié Europe du Sud. L’Allemagne et la Pologne se partageront des Commandements alliés Europe de l’Ouest, Europe centrale et Europe centrale-orientale. Ces structures de commandement dirigent les actions des forces de l’OTAN dans leurs zones respectives de déploiement au théâtre d’opérations européen.

L’élargissement de la zone de responsabilité de l’OTAN suite à l’adhésion de la Finlande et de la Suède a également conduit à l’examen de la création de nouvelles structures de commandement de l’Alliance en Europe du Nord et de leur niveau de préparation opérationnelle. Le Commandement terrestre multicorps de l’OTAN pour l’Europe du Nord est déjà déployé et opérationnel en Finlande. Ce nouveau commandement relève du Commandement terrestre allié Europe du Nord.

Par ailleurs, un nouveau Centre d’opérations aériennes alliées (CAOC, Bodø), subordonné au Commandement aérien allié Europe du Nord, a été déployé en Norvège. Ce centre sera pleinement opérationnel en 2027 et sert actuellement aux exercices militaires. Un nouveau Commandement maritime de l’OTAN (MMC) est également prévu en Europe du Nord et relèvera du Commandement maritime interarmées de l’Alliance.

En 2024, la direction de l’OTAN a adopté un nouveau concept visant à repousser une attaque russe aux frontières orientales des États membres de l’Alliance et à empêcher une éventuelle percée des forces russes en profondeur sur leur territoire. Auparavant, cette option avait été envisagée, mais avec une reprise de la situation par des opérations de contre-offensive. Cependant, l’OTAN a abandonné cette tactique après l’apparition de preuves de troubles massifs orchestrés par les troupes russes dans les territoires ukrainiens occupés.

Conformément à cette approche, la présence avancée de l’OTAN en Europe centrale et orientale, du Sud-Est et du Nord-Est, ainsi que dans les pays baltes, est renforcée. Il a été décidé de créer un nouveau Corps multinational de déploiement rapide (MRDC) de l’OTAN en Lituanie, en Lettonie et en Estonie. Actuellement, ces pays et la Pologne sont couverts par le MRDC « Nord-Est ». Le nouveau MRDC est créé sur la base de l’Eurocorps, force conjointe de déploiement rapide franco-allemande.

Une fois la formation susmentionnée établie, le MRDC du Nord-Est se concentrera sur la défense de la Pologne et du corridor de Suwałki, qui longe la frontière entre la Pologne et la Lituanie et relie l’oblast de Kaliningrad (Russie) au Bélarus. De nombreux experts estiment que c’est également dans cette zone que pourrait avoir lieu la principale attaque russe.

Un autre MRDC sera déployé en Finlande, en Norvège et en Suède, sous le commandement du Commandement terrestre multicorps de l’OTAN pour l’Europe du Nord.

Une réduction planifiée des forces américaines sur le théâtre d’opérations européen devrait également débuter. Lors du sommet, les États-Unis ont annoncé qu’ils procéderaient, dans un délai de six mois, à un examen de leurs forces en Europe afin de déterminer l’éventuel retrait d’une partie d’entre elles. L’objectif est de libérer des ressources pour renforcer la présence militaire américaine dans le théâtre d’opérations Asie-Pacifique. Les facteurs suivants seront pris en compte dans les études menées :

  • le niveau des menaces que la Russie fait peser sur l’Europe ;
  • la puissance de combat et les effectifs des forces armées russes susceptibles d’être impliquées dans le conflit, ainsi que la forme et l’orientation de leurs opérations ;
  • les forces nécessaires pour contrer une agression.
  • la loyauté des pays européens envers les États-Unis, y compris pendant la campagne iranienne.

Pour prendre ces décisions, le département américain de la Défense consultera le Congrès et les alliés de l’OTAN.

Washington a accepté d’agir selon un plan qui convienne à l’Europe. Premièrement, la réduction de la présence américaine sur le théâtre d’opérations européen sera contrôlée et non chaotique, comme c’est le cas actuellement. Deuxièmement, la procédure de retrait des troupes et ses modalités seront convenues avec l’Europe et chaque pays européen, et le processus lui-même sera mis en œuvre de manière à ne pas compromettre leurs capacités de défense. En d’autres termes, les plans de réduction des troupes américaines en Europe sont objectifs et irréversibles et ne seront pas révisés en cas de changement de pouvoir aux États-Unis. Cet accord a été définitivement conclu lors du sommet de l’OTAN.

La décision du sommet de l’OTAN à La Haye d’augmenter les dépenses de défense des pays membres de l’Alliance à 5 % de leur PIB a été confirmée. Une part importante de ces fonds sera allouée à la production d’armements et d’équipements militaires.

Lors du sommet d’Ankara, des accords ont été conclus concernant de nouvelles acquisitions d’armements d’une valeur de 50 milliards de dollars, ainsi que l’augmentation des capacités de production collective et la collaboration avec l’industrie pour stimuler l’innovation. Un accord a également été trouvé sur la poursuite des efforts visant à lever les obstacles au commerce des équipements de défense entre les partenaires de l’OTAN.

Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la Finlande et la Pologne ont convenu de créer un nouveau mécanisme multilatéral de défense (Multilateral Defence Mechanism, MDM, MMD). L’objectif est de simplifier les procédures de financement des projets de défense, de procéder à des acquisitions conjointes d’armements et de garantir des conditions favorables au développement des capacités militaires des Alliés. Le maintien du soutien à l’Ukraine est une priorité.

Les dirigeants de l’OTAN et des États membres ont reconnu la contribution significative de l’Ukraine à la sécurité transatlantique et ont exprimé leur soutien unanime à notre pays dans la défense de sa liberté, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale. Ils estiment que ce soutien est juste, prévisible et durable. Dans ce contexte, l’Ukraine a été identifiée comme un élément clé du système de sécurité européen et euro-atlantique. La direction de l’OTAN la considère comme la première ligne de ce système au sud-est et une force de dissuasion militaire puissante face à la Russie. Les participants au sommet ont convenu que l’Ukraine protège efficacement le sud de la Pologne, de la Hongrie, de la Slovaquie, de la République tchèque, de la Roumanie et de la Bulgarie contre d’éventuelles attaques russes terrestres et aériennes.

La participation de l’Ukraine aux exercices interarmées de l’OTAN contribue à son intégration dans la structure militaire de l’Alliance. Lors du sommet, la direction de l’OTAN a décidé d’associer l’Ukraine à la planification des exercices auxquels elle participera. Cette année, ces exercices comprendront Steadfast Pyramid et Pinnacle, Noble Jolt et Steadfast Duel. Ils porteront sur les opérations militaires conjointes, les systèmes de commandement et de contrôle, ainsi que les mécanismes de dissuasion collective. Auparavant, seuls les pays membres de l’OTAN participaient à de tels exercices. L’Ukraine fait exception.

Des représentants ukrainiens participeront également à l’exercice LCI-X, qui vise à améliorer les systèmes de défense aérienne. Ils joueront le rôle d’un adversaire simulé (équipe rouge), employant des tactiques d’aviation et de drones russes. Ceci permettra de créer des scénarios réalistes basés sur l’expérience de combat de l’Ukraine. L’implication de l’Ukraine dans la planification des exercices permettra d’intégrer directement l’expérience pratique de la guerre moderne à ses programmes.

L’OTAN et l’UE, quant à elles, constituent la base de soutien opérationnel et stratégique de l’Ukraine. Des plateformes logistiques sont situées en Pologne et en Roumanie, par lesquelles sont acheminés les armements vers les forces de défense ukrainiennes. Des gazoducs et des lignes électriques traversent la Hongrie et la Slovaquie, fournissant à l’Ukraine du gaz et de l’électricité en provenance d’Europe. De plus, l’industrie de défense ukrainienne est déjà largement intégrée à l’industrie de défense européenne. L’Ukraine n’est pas seulement consommatrice de technologies, mais aussi fournisseur, notamment de drones. Elle est reconnue comme un leader mondial dans ce domaine et pourrait devenir un pôle d’unification des technologies de missiles européennes, permettant ainsi à l’Europe de s’affranchir des États-Unis dans la production de missiles balistiques et de systèmes antimissiles. Les travaux en ce sens sont en cours. Ainsi, le président américain Donald Trump a accepté de transférer à l’Ukraine les licences de production de missiles pour le système de défense aérienne Patriot. En marge du sommet, la société ukrainienne FirePoint et la société allemande Hensoldt ont signé un protocole d’accord concernant l’intégration conjointe de leurs composants au sein du système de défense aérienne FREYJA, conçu pour intercepter les missiles balistiques. Dans le cadre du programme « Drone Deal », l’Ukraine a également signé des accords avec l’Estonie, le Danemark et les Pays-Bas pour la production de drones. Un autre accord a été signé avec l’Allemagne pour la production conjointe de missiles de drones Bars destinés aux Forces de Défense Ukrainiennes. Ce projet sera financé par l’Allemagne.

Il convient de noter que les membres européens de l’OTAN et l’UE sont les principaux bailleurs de fonds de l’Ukraine. Lors du sommet, la direction de l’OTAN a confirmé son intention d’allouer 80 milliards de dollars en 2026 à l’acquisition d’armements pour l’Ukraine et à la formation de son personnel militaire. Sur ce montant, 32 milliards de dollars proviennent du volet défense du prêt de l’UE et 48 milliards de dollars sont fournis bilatéralement. Le même montant sera alloué à l’Ukraine en 2027.

Par ailleurs, la Norvège a annoncé l’allocation de 300 millions de dollars pour renforcer le système de défense aérienne ukrainien. Ces fonds serviront notamment à l’achat de missiles pour le système Patriot. Le Canada a annoncé un nouveau programme d’aide militaire d’envergure pour l’Ukraine, d’une valeur de 640 millions de dollars. Le Canada a également invité l’Ukraine à devenir membre fondateur de la Banque de défense, de sécurité et de résilience (BDSR), une banque de défense et de logistique. L’Albanie, la Belgique, la Grèce, la Lettonie, le Luxembourg, la Roumanie et la Turquie ont rejoint cette initiative. Le financement prévu s’élève à 134 milliards de dollars.

Les perspectives d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN n’ont pas été abordées en détail lors du sommet. Chacun comprend qu’il est impossible d’y parvenir en temps de guerre. De plus, les États-Unis s’opposent généralement à l’adhésion de l’Ukraine à l’Alliance, la considérant comme la principale cause du déclenchement de la guerre russo-ukrainienne. Selon le secrétaire général de l’OTAN, Martin Rutte, dans le contexte actuel, la coopération militaro-technique de l’Ukraine avec l’Alliance est plus urgente que son adhésion. L’OTAN développera donc les opportunités de coopération industrielle et de production conjointe avec l’Ukraine.

Un autre axe de coopération entre l’Ukraine et l’OTAN, dans le cadre du nouveau système de sécurité européen et euro-atlantique, concernera les garanties de sécurité que l’Alliance pourra apporter à l’Ukraine après la fin du conflit. Les États-Unis pourraient se joindre à ces garanties. Donald Trump, par exemple, a exprimé la volonté des États-Unis de maintenir un espace aérien fermé au-dessus de l’Ukraine après la guerre.

Contrairement au précédent sommet de l’OTAN, la question de la reprise des négociations de paix entre l’Ukraine et la Russie a été à peine abordée. De toute évidence, personne n’y croit sérieusement à ce stade. Le président américain Donald Trump fait exception. Il a réaffirmé sa confiance dans la possibilité d’un cessez-le-feu prochain entre l’Ukraine et la Russie et d’un dialogue. Selon lui, les États-Unis, l’Ukraine et l’Europe peuvent œuvrer ensemble pour contraindre Moscou à faire la paix. À cet égard, Donald Trump a approuvé l’opération ukrainienne visant à frapper les infrastructures pétrolières et gazières russes, menée de fait avec le soutien des États-Unis et de l’Europe. Il a également salué l’efficacité des forces de défense et de l’armée ukrainiennes, qui utilisent habilement les armes américaines et font preuve de courage sur le champ de bataille.

Ce changement d’attitude des États-Unis envers l’Europe, passant d’une confrontation de facto à une coopération constructive, a également conduit à une quasi-disparition des désaccords au sein de l’OTAN. Les débats du sommet susmentionné en témoignent. Malgré la position pro-russe des dirigeants slovaque, bulgare et tchèque, ces derniers n’ont pas entravé les décisions de l’OTAN d’apporter une aide à l’Ukraine. De plus, la République tchèque a rejoint le programme PURL, qui prévoit l’achat d’armements américains grâce à des fonds européens. Auparavant, les partisans de la Russie au sein de l’OTAN et de l’UE comptaient sur Donald Trump, qui les soutenait afin de diviser et d’affaiblir l’Europe. Désormais privés de ce soutien, ils ont modéré leurs activités anti-ukrainiennes. D’autres sujets ont également été abordés lors du sommet, notamment la situation dans les Balkans et au Moyen-Orient. Cependant, cela n’avait aucun lien direct avec l’Ukraine.

Ainsi, le sommet de l’OTAN à Ankara a démontré que l’unité de l’OTAN pour garantir la sécurité euro-atlantique se renforce. La principale menace pesant sur cette unité est considérée comme étant la politique étrangère agressive de la Russie. Il s’agit principalement de sa guerre contre l’Ukraine et de ses préparatifs en vue d’une éventuelle attaque contre l’Europe. Pour contrer cette menace et d’autres qui pèsent sur les alliés de l’OTAN, les dirigeants de l’Alliance s’efforcent de construire un nouveau système de sécurité européen et euro-atlantique, impliquant une redistribution des responsabilités entre l’Amérique et l’Europe. Des résultats concrets ont déjà été obtenus dans la mise en œuvre de ces plans.

L’Ukraine est un élément important de l’architecture de sécurité européenne et euro-atlantique. À ce titre, l’OTAN apporte une aide globale à l’Ukraine. Cette aide, de nature à long terme, comprend l’octroi de fonds pour renforcer la défense du pays, le transfert et la production conjointe d’armements, ainsi que la participation à la formation du personnel militaire ukrainien. Dans le même temps, l’Ukraine s’intègre au système militaire de l’OTAN par le biais d’exercices conjoints.

Le moment choisi pour l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN est actuellement inopportun. Toutefois, le pays interagit déjà avec l’Alliance atlantique au même titre que ses membres actuels. L’Ukraine, avec le soutien des États-Unis et de l’OTAN, mène actuellement une opération fructueuse visant à contraindre la Russie à la paix. Elle crée les conditions d’une fin de guerre fondée sur les intérêts de son État.

Yuriy Ilchenko,
Institut de Ppolitique Globale

Collage https://24tv.ua/

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