La coopération bilatérale entre Ankara et Kiev peut être considérée comme exemplaire.
Selon les documents de la table ronde sur le thème « L’alliance militaro-politique entre la Turquie et l’Ukraine, facteur de sécurité et de stabilité dans la région des Mers Baltique, Noire et Caspienne ».
En ce qui concerne la coopération bilatérale de l’Ukraine, il convient de noter que notre dialogue avec la Turquie est extrêmement actif, et ce depuis plus d’un an. Ce dialogue bilatéral peut être considéré comme exemplaire sur de nombreux points. Le soutien constant et clair de la Turquie à l’intégrité et à la souveraineté de notre État en est la preuve, notamment grâce au président Erdogan. La constance est essentielle à cet égard, car elle témoigne de la stabilité de nos relations et des positions des parties, et confirme la prévisibilité de leurs actions.
La Turquie fait partie des pays qui, dans le cadre des résolutions des organisations internationales, soutiennent systématiquement l’Ukraine depuis 2014. Elle a également co-rédigé de nombreuses résolutions, ce qui est très significatif, surtout si l’on considère une période comme les dix dernières années.
Il convient également de noter que l’activité de la Turquie est observée non seulement au sein d’organisations internationales comme l’ONU, mais aussi dans le cadre des initiatives ukrainiennes avec nos partenaires. Dans le contexte actuel, cela est extrêmement pertinent. À cet égard, nous pouvons, par exemple, évoquer la plateforme internationale pour la Crimée, lorsque nous évoquons la question de la désoccupation de la Crimée ou la situation des Tatars de Crimée. Après tout, la plateforme internationale pour la Crimée vise directement à la fois la désoccupation de la Crimée et la définition des moyens d’y parvenir.
D’autre part, pour aborder la question de la sécurité à plus grande échelle, il est impératif de garder à l’esprit la Conférence sur la sécurité de la mer Noire à laquelle la Turquie, en tant que partie prenante, fait également preuve d’une activité exceptionnelle.
D’ailleurs, dans leurs interventions, les participants à la table ronde ont mis l’accent sur les domaines de notre coopération bilatérale. De manière générale, sa mise en œuvre concrète est déjà très active dans de nombreux domaines. L’un d’eux est la lutte antimines, également une initiative des États de la mer Noire. Parmi eux, bien sûr, la Turquie. Par exemple, si l’on parle de MCM (Mine Counter Measures), c’est-à-dire de mesures antimines visant à déminer les zones maritimes et autres objets dangereux – une initiative trilatérale visant à déminer la mer Noire – nous envisageons la possibilité d’y adhérer, avec l’Ukraine, la Bulgarie, la Roumanie et la Turquie. À cet égard, nous soulignons une fois de plus que la Turquie est un leader régional absolu, un pays très actif et extrêmement important. Il est donc dans notre intérêt de développer au maximum nos relations avec Ankara.
Une autre question se pose ici concernant notre stratégie de développement, notamment la question de savoir si notre ministère des Affaires étrangères en possède une, et ce qui a été proposé il y a 10 ou 20 ans. À mon avis, mes collègues savent pertinemment que l’un des indicateurs de stabilité et de pérennité réside précisément dans la systématisation des approches, leur indépendance par rapport à certains cycles internes ou externes à l’État.
À cet égard, il existe des approches et des visions radicalement différentes. Il existe notamment des pays avec lesquels nous devons élaborer différentes approches, en choisissant celle qui nous convient le mieux. Cette coopération comporte différents aspects. En l’occurrence, la Turquie est un pays avec lequel nos relations sont claires, transparentes et compréhensibles.
Yanosh Grishchenko,
Chef par intérim du Département de la Turquie et du Caucase du Sud
2e Département territorial du ministère des Affaires étrangères d’Ukraine